Description
Recycler, réemployer, réduire, réutiliser… L’économie circulaire est dans toutes les têtes et dans tous les dossiers de presse. Sujet à la mode, le risque est grand, comme avec le “greenwashing”, que le cercle vertueux ne se transforme en “circulaire washing”. Fin mai à Colombes, une vingtaine de journalistes assistent à la dernière phase de la démolition de journalistes assistent à la dernière phase de la démolition de l’îlot Colombus, un ensemble de 44 000 m² de bureaux en béton. Le déroulement de l’opération ? Déconstruction, tri (granulats, ferraille, etc..), puis valorisation des déchets de béton quelques kilomètres plus loin, dans le port de Gennevilliers. Tout est parfait dans le meilleur des mondes circulaires. Mais au détour d’une phrase, on apprend que l’ensemble déconstruit date de 1985 soit moins de 35 ans ! À la place ? Un formidable écoquartier sur la parcelle libérée. Ne pouvait-on pas conserver ce bâtiment ? Le “Réutiliser” (l’un des 4 R de l’économie circulaire) ? N’existe pas des équipes d’architectes et d’urbanistes qui auraient su l’intégrer à un nouvel ensemble ? Et surtout, ne sommes-nous pas en contradiction avec la nouvelle réglementation environnementale qui prévoit, dans le calcul de l’analyse du cycle de vie (ACV), des bâtiments ayant au minimum une durée de vie de 50 ans ? D’autant que la DHUP a suggéré d’augmenter la durée de vie du gros oeuvre au-delà de 50 ans. La question est posée.




