Description
Après le coup de vent
Avec les catastrophes naturelles, c’est toujours la même chose : c’est après que l’on se pose les bonnes questions. L’ouragan Irma, qui a dévasté les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, n’échappe pas à la règle. Devant la désolation, la vraie interrogation, en dehors des polémiques, est : sommes-nous capables de construire, et, dans ce cas, de reconstruire des bâtiments qui peuvent résister à une telle violence ? La réponse est probablement oui, mais à quel coût ? C’est une question qui va se poser de plus en plus avec les conséquences du réchauffement climatique et une population mondiale qui se concentre dans des métropoles souvent situées en zone chaude et/ou tropicale, donc potentielle à risque. Sous nos latitudes tempérées, nous n’en avons pas vraiment conscience. Un autre risque est l’explosion des consommations d’énergie liée à la climatisation de ces bâtiments. Nous avons donc affaire à un triple enjeu : construire résistant, vertueux et économique.
Stéphane Miget – Rédacteur en chef




